mercredi 14 juillet 2010

Playboy Vs. Penthouse : Les Guerres Pubiques

Pas de pin-up cette semaine, mais un petit précis d'histoire sur l'apparition de la pilosité pubienne dans les magazines masculins. (La pin-up revient la semaine prochaine!)

La guerre des poils, ou "Guerres pubiennes" ou  "pubiques (calembour sur les Guerres Puniques, dû à Hugh Hefner) caractérisent une période de l'histoire des magazines Playboy et Penthouse.

Dans les années 1960-70, une véritable compétition s'est déroulée entre les 2 magazines masculins dans la course au dévoilement du pubis de la femme. Cette lutte a contribué à faire reculer les limites de ce qui était acceptable dans la presse.

Dans les années 50 aux Etats-Unis, le fait de ne pas montrer de poils pubiens et donc d'organes génitaux permettait de ne pas être classé dans la photographie pornographique. Malgré quelques légers aperçus dans Playboy (jamais sur le poster central), le pubis des mannequins restaient la plupart du temps masqué par un élément du décor, une jambe, un bout de tissu...

1965 : parution de Penthouse au Royaume-Uni

Dès ses débuts, le petit nouveau profite d'une attitude plus tolérante en Europe pour prendre de l'avance sur son concurrent américain. Du côté de Playboy, on ose doucement quelques brins de poils sur le poster central de Melodye Prentiss, Playmate du mois de juillet 1968.
Penthouse débarque Outre-Atlantique en 1969.
Playboy, qui veut garder sa place de leader, publie le 1er nu frontal avec le portrait de la danseuse afro-américaine Paula Kelly, dont les "parties honteuses" sont masquées par une ombre. Quelques traces de pilosité apparaissent également au fil des pages ainsi que sur le poster central de Gloria Root, Playmate du mois de décembre 1969.

C'est Liv Lindeland, en janvier 1971, qui sera la 1ère Playmate -blonde- à dévoiler sa toison pubienne.
En décembre, Karen Christy apparait en nu de face intégral en poster central, son pubis uniquement masqué par le bocal d'un poisson rouge. Le mois suivant, la Playmate du mois, Marilyn Cole, est à nouveau entièrement nue. Liv Lindeland et Marilyn Cole sont toutes les deux « Playmates de l'année » en 1972 et 1973.
Malgré quelques poils à nouveaux en juillet et octobre 1972 avec Carol O'Neal et Sharon Johansen, il faut attendre le poster central de Bonnie Large en mars 1973 pour revoir une toison pubienne aussi dévoilée que dans les Penthouse de la même époque.
Cette guerre donna naissance à de nombreuses autres publications qui en montrèrent toujours plus.
Dès 1974, année du lancement de Hustler, Penthouse se tourna vers une présentation de plus en plus "anatomique" du sexe : vision détaillée de la vulve, accompagnée de poses évoquant la masturbation et montrant les petites lèvres ouvertes. Le magazine s'oriente définitivement dans la pornographie « hard ».
Playboy a évité cette vague du porno pour se concentrer sur le côté "magazine" avec des articles "à lire" et un érotisme moins explicite, dans un registre « soft ».
Le buisson pubien devint alors l'ultime rempart dans le dévoilement du sexe féminin. Malgré la diversité des angles de prise de vue, les posters centraux du magazine ne montrèrent longtemps guère plus que l'esquisse du sexe des mannequins, jusqu'à l'apparition de pratiques épilatoires toujours plus poussées dans les années 80 et 90.

En savoir plus : 
- L'article complet sur Wikipedia
- Le site Les Playmates se mettent nues pour nous retrace l'histoire des Playmates de Playboy qui ont dévoilé leurs poils pubiens.

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