samedi 26 novembre 2011

La pin-up de la semaine n°73: Romy Schneider

A l'occasion de l'exposition Romy Schneider, hommage à cette grande dame du cinéma

Romy Schneider (23 septembre 1938, Vienne - 29 mai 1982, Paris)

Rosemarie Magdalena Albach, dite Romy Schneider, est une actrice allemande naturalisée française récompensée 2 fois par le César de la meilleure actrice (L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski en 1976 et Une histoire simple de Claude Sautet en 1979)

Née à Vienne (alors ville allemande), Romy est l'héritière d'une famille d'artistes: arrière-grand-parents acteur-metteur en scène et chanteuse, grands-parents comédienne et militaire devenu avocat puis comédien, et enfin parents comédiens qui se sont rencontrés sur un tournage! Elle entre à l'école de dessin de mode de Cologne pour devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, mais rêve surtout d'une carrière d'actrice.

La princesse la plus célèbre du cinémaA 15 ans, elle apparaît déjà à l'écran avec sa mère et joue le rôle de... sa fille dans le film Lilas blancs. Mais c'est avec avec la série des Sissi (1955 à 1957), où elle incarne l'impératrice Élisabeth d'Autriche, qu'elle connait immédiatement la gloire en Autriche et en Allemagne, où les recettes dépassent celles d’Autant en emporte le vent. En Suisse et en France, le film est même diffusé dans des écoles et le visage de Romy se retrouve sur des prospectus, boîtes d'allumettes, briquets ou cartes bancaires! Le style "princesse" de Sissi s'impose chez les jeunes filles partout en Europe: cheveux longs bouclés, taille de guêpe et jupons bouffants.


Romy, qui n'apprécie pas l'évolution de son personnage dans les 2 épisodes suivants, refuse de tourner le 4e volet. Jusque-là encadré par sa mère Magda, elle décide de décider elle-même de sa carrière en choisissant ses rôles.  Si la 1ère partie de sa carrière est marquée par des rôles de jeune fille fraîche et tumultueuse, dans des films romantiques, elle se tourne ensuite vers des rôles plus sombres et complexes, notamment dans Le Procès d'Orson Welles ou La Piscine de Jacques Deray. Elle travaille beaucoup avec Claude Sautet, mais aussi Visconti, Bertrand Tavernier ou Costa-Gavras. Elle s'installe à Hollywood pour honorer un contrat de 7 films avec la Columbia (de 1962 à 1965) mais elle s'adapte mal aux techniques de l'Actors Studio américaines et reste cantonnées aux seconds rôles. Romy rompt son contrat et rentre à Paris.
Elle tourne alors ces plus grands succès depuis Sissi: La Piscine; Les Choses de la vie; Max et les ferrailleurs, L'important c'est d'aimer; Le Vieux Fusil, Une Histoire Simple; La Morte en direct...

Femme engagée, Romy Schneider se prononce en faveur de l'avortement libre et gratuit en signant le fameux Manifeste des 343, publié en France dans Le Nouvel Observateur et en Allemagne dans le magazine Stern, ce qui lui vaut d'être inquiétée par le Tribunal de Hambourg.

avec Alain Delon
Des amours tragiques
Entre 1956, et 1957, Romy fréquente Toni Sailer, triple champion du monde de ski alpin, puis l'acteur Horst Buchholz.
Mais sa romance la plus célèbre est celle avec l'acteur français Alain Delon: ils se fiancent le 22 mars 1959 devant la presse internationale et s'installent à Paris. Leur union durera jusqu'en 1964.
Romy se marie alors avec l'acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen (elle est enceinte de 5 mois) et ils s'installent à Berlin. Elle se retire de la vie publique pdt un an 1/2 pour élever son enfant.
Le couple se sépare en 1972 et Romy se remarie avec son secrétaire, Daniel Biasini, en 1975. Leur 1er enfant disparait dans un accident de voiture et Romy accouche en juillet 1977 d'une fille, auprès de laquelle elle reste pendant un an. Le couple divorce en 1981. Romy part en cure pour se défaire de son addiction à l'alcool et aux médicaments.
Le 5 juillet 1981, son fils David, (né en 1966 de son mariage avec Harry Meyen), meurt accidentellement à l'âge de quatorze ans en escaladant comme à son habitude le portail de ses grands-parents. Romy est traumatisée plus que tout par les paparazzi qui, déguisés en infirmiers, pénètrent dans le service funéraire pour photographier David sur son lit de mort. Retrouvée morte dans son appartement parisien, le 29 mai 1982, par son compagnon le producteur Laurent Pétin, son dossier est classé sans autopsie pour qu'elle garde avec elle le secret de sa mort.




vendredi 25 novembre 2011

Violence faites aux femmes: non merci, pas aujourd'hui

Aujourd'hui, c'est la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes.

C'est l'occasion de faire un effort supplémentaire envers la gente féminine:

- pour commencer, on évite de taper sa femme! (la claque sur les fesses est acceptée si Madame est consentante...)
- on est gentil, on évite de râler
- on se rase, on se parfume et on se fait beau
- on passe une soirée agréable avec une dame (compagne, amie, collègue...)
- on est aux petits soins avec elle, et plus si affinités...

jeudi 24 novembre 2011

Happy thanksgiving!

Ici en France, on ne fête pas Thanksgiving, il faudra donc malheureusement attendre Noël pour manger de la dinde en famille...

Mais je fais un petit clin d'oeil à Heather, Casie, Jennifer, Chris, Ari, Helen.
.. qui de l'autre côté de l'Atlantique, en Arizona, en Californie ou au Canada, célèbrent aujourd'hui cette fête autour d'un repas!


lundi 21 novembre 2011

Blog: "Motorparade", moto et cyclo rétro

Les amateurs de motos et cyclos rétro doivent absolument filer sur Motorparade!

Ce blog tenu par un hollandais fan de motos et cyclomoteurs des années 50 aux années 80 rassemble les plus belles images de 2 roues de l'époque: publicités, affiches de films, revues techniques, couvertures de livres, BDs... Et tous les modèles mythiques y passent, des Solex, Vespa et Mobylettes aux café racers, Harley-Davidson et choppers américains.


Bref, Lost in the Seventies aime Motorparade!

(voir aussi son site internet: http://www.motorparade.nl)


Morceaux choisis:

vendredi 18 novembre 2011

Paris 70s: Tour Super-Italie

La tour en 2011
Au Sud de Paris se dresse un édifice un peu original, point culminant du 13e arrondissement, la tour Super-Italie.
Construite entre 1970 et 1974 par l'architecte Maurice Novarina pour Cogifrance, cet immeuble d'habitation est connue dans le quartier comme "la tour ronde", tout simplement.

Inscrite dans l'opération d'urbanisme "Italie 13" (vaste opération d'urbanisme engagée à Paris dans les années 1960 et interrompue au milieu des années 1970), c'est le 2e plus haute bâtiment d'habitation de Paris avec ces 112m de haut pour 38  étages (la plus haute étant la tour Prélude des Orgues de Flandre).

Une seconde tour identique devait être construite dans le même îlot mais l'arrêt des programmes de construction de tours au début du mandat de Valéry Giscard d'Estaing a stoppé subitement le projet.
Particularités:
- Une calotte (avant-toit fortement pentu) en "double anse de panier" recouvre les 3 derniers niveaux, surmontée d'une coiffe oblique récemment rénovée.
- Le luxueux hall d'entrée est orné de cuivres de l'artiste Sabatier.
- En haut de la tour sont installés une piscine et une terrasse accessibles aux résidents.
le projet de piscine
- "Super-Italie" pèse 4 fois 1/2 le poids de la Tour Eiffel, avec ses 44000 tonnes de béton armé recouvert de carreaux de céramique.
- L'entrée donne sur une placette avec des aménagements paysagers
- Les appartements sont tournés vers l'extérieur et prolongés par des balcons profonds. La plupart sont construits en enfilade et permettent de dévoiler l'horizon dès qu'on en pousse la porte d'entrée.

La Tour offre une vue impresionnante sur Paris et en particulier le quartier Italie 13:
cliquer pour voir l'image en très grand format
la tour en 1972
La tour vue du pied

Aller la voir et découvrez les autres bâtiments du quartier:

Afficher Lost in the seventies sur une carte plus grande



mercredi 16 novembre 2011

Mon look sixties en vidéo

A l'occasion de la soirée de lancement du magazine Paulette, sur le thème des années 60, je me suis fait interviewé par le webmagazine Treetslook sur le look sixties, la mode de l'époque, etc.
Petit retour en arrière, donc, vers les années 60 (eh oui, la mode est aux soirées années 60, mais je ne désespère pas de voir les années 70 à l'honneur elles aussi bientôt).
L'occasion de dévoiler mon vrai visage aux lecteurs qui ne me connaissent pas!



La pin-up de la semaine n°72: Phyllis Coleman

Phyllis Coleman (née le 31 août 1949 à White Plains, New York) Mens. 96-61-91, 1,71m, 57kg (38-24-36, 5ft7in, 120lb)

Mannequin américain, Phyllis Coleman est playmate du Mois du magazine Playboy d'août 1973.

Après avoir envisagé une carrière de danseuse classique, elle abandonne pour travailler auprès de son compagnon David Cormany, pilote de course. Elle s'occupe de la préparation du pilote avant, pendant et après la course et gère aussi la publicité et toutes les relations avec les sponsors. Elle pense même à se lancer dans la course automobile à son tour et s'adonne pendant son temps libre à la peinture à l'huile.

vendredi 11 novembre 2011

R.I.P. : Pascal Häusermann, architecte organique

Disparu le 1er novembre, cet architecte suisse à la fois utopiste et visionnaire est surtout connu pour ses "maisons-bulles" et la promotion de l'architecture organique.
Si vous ne connaissez pas son nom, vous ne pouvez pas avoir oublié une de ses réalisations si vous en avez croisé une (la majeure partie est concentrée dans la région Rhône-Alpes).

Pascal Haüsermann étudie d'abord à l’École d’architecture de l’université de Genève avant de spécialiser à Londres dans l'ingénierie. Très jeune, à 21 ans, il construit une 1ere maison en voile de béton (pour son père). Elle est en rupture totale avec l’architecture fonctionnaliste, règne de la ligne droite et des formes géométriques. Il développe par la suite cette technique du voile de béton et rejoint le Groupe International d’Architecture Prospective (GIAP).

Maquette de Douvaine
Il fonde en 1971 l’association"Habitat Évolutif", à Douvaine, avec Jean-Louis Chanéac et Antti Lovag. Le maire de la commune, passionné d’architecture, leur propose en 1972 un terrain pour expérimenter leurs théories urbaines. Malheureusement, le changement de municipalité en 1977 met fin au projet. Un début d'ensemble urbain subsiste avec sa place publique, son école maternelle, sa salle des fêtes...


En parallèle de ce projet de centre urbain, Pascal Haüsermann se focalise sur le concept d'autoconstruction, qui place l'humain au centre du projet architectural. Il développe des "maisons-bulles" grâce à la technique économique et rapide du béton projeté sur une armature métallique ou plastique, et même un hôtel entièrement réalisé en maison-bulles, "l'Eau vive", à Râon-l'Etape, dans les Vosges.

Museumhotel de Râon-l'Etape
A la fin des années 1970, les permis de construire en France étant de plus en plus difficiles à obtenir,
Haüsermann abandonne petit à petit son activité d'architecte. Sur le total des réalisations de Pascal Haüsermann, il ne subsiste qu'une vingtaine de bâtiments (dont certains sont en train d'être restaurés), notamment:
(cliquer pour afficher la carte et les liens)
- maison Unal, à Labeaume
- "La Ruine" de Minzier
- Maison-Bulle de Saint-Chamond
- Museumotel L'Utopie, Râon-l'Etape
- Maison Pasquini, Méry-sur-Cher
- Maison Barreau, Âpremont

Maison "coquillage" -aujourd'hui disparue- à Orléans
Ecole de Douvaine, aujourd'hui
En savoir plus sur Pascal Haüsermann:
- le dossier sur Urbamedia
- le blog Architectures de cartes postales