lundi 23 juillet 2012

Les pin-ups sur les badges "Lost in the 70s"

Nouveaux modèles de badges dans la boutique Lost In The Seventies: après les 1ers badges du blog le mois dernier, les pin-ups débarquent enfin avec plusieurs modèles différents!


Un hommage à tous ces modèles, la plupart du temps anonymes, qui offraient aux lecteurs des revues des années 70 leurs  formes et leur pilosité naturelles.
Je vous propose ces 4 modèles à collectionner pour épater vos amis :


Avant de lancer la fabrication, j'aimerais avoir une estimation du nombre de personnes intéressées...
2€ le badge frais de port compris (paiement par Paypal).
(Livraison à partir du 15 août selon le nombre de demandes.)

[I'm currently looking for the exact shipping price for countries other than France, let me know if you are interested...]


N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à passer une pré-commande sur la page de la boutique

mardi 17 juillet 2012

R.I.P.: Jon Lord (Deep Purple)

Fondateur dès 1967 du groupe Roundabout avec Ritchie Blackmore, Jonathan Douglas "Jon" Lord a été le claviériste de Deep Purple, un des groupes phares des début du hard-rock (lire ici).
Il nous a quitté le 16 juillet 2012.

John Lord joue également dans le groupe Whitesnake à partir de 1978 et mène parallèlement une carrière solo.
Pour Deep Purple, il compose et arrange en 1969 le (trop) novateur Concerto for Group and Orchestra, interprété avec le Royal Philharmonic Orchestra.
La chanson Child in Time, parue en 1970 sur In Rock, et qui dure plus de 10 minutes avec une longue introduction à l'orgue, reste une des chansons les plus emblématiques des concerts de Deep Purple au début des années 70.

Child in Time live Made in Japan en 1972

Jon Lord (en bas à droite) avec Deep Purple

vendredi 13 juillet 2012

La pin-up de la semaine n°85: Tina Aumont

Tina Aumont (14 février 1946, Hollywood, Californie - 28 octobre 2006, Port-Vendres, France) 1m76, 

Marie-Christine Aumont, dite Tina ou encore "la femme-chat" est une actrice franco-américaine. Elle tourne aussi bien avec Fellini, Bertolucci ou Garrel que dans des films du cinéma bis italien, et est une figure des nuits parisiennes.

Fille des comédiens Jean-Pierre Aumont et María Montez, Tina Aumont pert sa mère à l'âge de 5 ans. Eduquée dans les couvents suisses. Adoslescente, elle rencontre à Mégève la bande de Roger Vadim et notamment l'acteur et réalisateur Christian Marquand avec lequel elle se marie alors qu'elle n'a que 16 ans. Tina Marquand fait alors la couverture de Paris Match: l'article révèle aussi ses débuts au cinéma dans Modesty Blaise (rôle qu'elle a obtenu en faisant croire qu'elle sait manier une moto). Recommandée par son mari, elle tourne également  avec Roger Vadim dans La Curée, en 1966.

Tina Aumont s'établit à Rome avec le peintre Frédéric Pardo. La majeure partie de sa carrière cinématographique se fera en Italie, de 1967 à 1978.
Elle tourne dans plusieurs westerns et enchaîne de nombreux films « sexy », mais aussi des polars, des films de science-fiction, ... Quelques rôles marquent sa carrière italienne: Metello de Mauro Bolognini (1970), Cadavres exquis de Francesco Rossi et Casanova de Federico Fellini.
En France, Tina Aumont ne fait que quelques apparitions dans les films très poétiques de Philippe Garrel. Elle fait une très courte carrière à Hollywood, notamment dans Texas Across the River (1966) avec Dean Martin et A Matter of Time (1976) avec Ingrid Bergman.

Durant sa carrière, elle fait régulièrement la couverture des grands magazines européens : Lui, Vogue, Playboy, Playmen, Interviu, Cinérevue...
Avec son mètre soixante-seize, son corps de déesse grecque et ses "yeux de lynx", Tina est alors "une des plus belles femmes au monde", d'après le cinéaste Tinto Brass, avec lequel elle tourne dans Salon Kitty (1976), avec Teresa Ann Savoy et Alena Penz.

Tina Aumont fréquente les milieux artistiques et sort avec Nico, Philippe Garrel, le peintre psychédélique Frédéric Pardo, Marianne Faithfull, Anita Pallenberg et les Rolling Stones, Marlon Brando... Elle est inculpée par la justice italienne pour usage et détention de stupéfiants et reste hors d'Italie le temps de sa condamnation. Elle séjourne alors en France et fréquente la bande du Palace pour des virées nocturnes épiques (notamment à Saint-Tropez).


Tina Aumont dans Casanova (1976)

mercredi 11 juillet 2012

RIP: Sergio Pininfarina, créateur de beautés roulantes

Successeur de son père Battista « Pinin » Farina, créateur de la maison de style automobile qui porte son nom, le designer Sergio Pininfarina a définitivement raccroché les clefs le 3 juillet.

Surtout connu pour avoir dessiné la quasi totalité des voitures Ferrari des années 50 à aujourd'hui, Pininfarina a signé les plus audacieux et plus beaux modèles automobiles voitures dans les années 70.

Née en 1926, Sergio rejoint dès la fin de ses études l'entreprise de son père, où il fait ses premiers pas et montre ses talents de designer. Il s'implique beaucoup également dans la gestion de l'entreprise. C'est lui qui, par exemple, convaincra Enzo Ferrari en 1965 de passer au moteur arrière central (comme Lamborghini). A la mort de son père, en 1966, il prend logiquement la tête de Pininfarina.

Il fait construire en 1972, le 1er tunnel aérodynamique en Italie, technique à l'époque encore rare dans le monde. Sergio Pininfarina s'était intéressé très tôt à la réduction de la consommation et de la pollution. Avec la crise du pétrole, la question de l'aérodynamisme prend une place capitale au milieu des années 70. Pininfarina, à l'avant-garde, avait déjà senti le vent tourner.

test de la Lancia Gamma en tunnel aérodynamique
 Le plus connu des designers automobiles italiens (avec son compatriote Bertone) enseigne également de 1974 à 1977 sa spécialité à l'école Polytechnique de Torino et préside l'Association des Industriels de Turin de 1978 à 1984. Association of Torino (1978-1984).Il obtient aussi des décorations remarquables en Italie (Cavaliere del Lavoro en 1976) et en France (Chevalier de la Légion d’Honneur en 1979).

Réputé pour avoir fait les beaux jours des marques italiennes, dont le célèbre cheval cabré, mais aussi Maserati, Alfa Romeo ou Fiat, Pininfarina a aussi dessiné des autos devenues mythiques pour Peugeot, Jaguar ou Rolls Royce. Retour sur les modèles de la firme qui ont marqué les années 70...

Ferrari, la légende

Dans les années 60, Pininfarina avait déjà marqué les esprits avec la Ferrari 275 (1963) et la Ferrari 365 Daytona GTB4, même si cette dernière avec ses lignes très tendues, se rapprochait plus du design des Lamborghini. La 275 et la 365 Daytona se sont illustrées avec brio dans les courses automobiles sur circuit et rallyes.
Ferrari 275 GTC (1966)
Ferrari 365 GTB4A Daytona (Le Mans 1975)
 Le concept de la Ferrari P6, en 1968, préfigure l'avant-gardisme de Pininfarina.
Ferrari P6 (1968)
 En 1970, un concept-car présenté au salon de Genève, la Ferrari 512 S Modulo, fait sensation avec son design futuriste et son aérodynamisme poussé au maximum. Ultra-plate, son toit coulisse vers l'avant pour la montée à bord. Un véritable OVNI, avec ses roues dissimulées dans le châssis.

Ferrari 512 S Modulo (1970)
La 308 GT4, sortie en 1973, est la seule trahison de l'histoire de Ferrari: elle est dessinée par Bertone.

Les autres italiennes: Dino, Fiat, Alfa et Lancia

En 1967, pour répliquer à la Lamborghini Muira à moteur central-arrière, Ferrari accepte de développer un modèle similaire, mais sous la marque Dino. Ce sera la Dino 206 qui sera finalement commercialisée plus tard sous la marque Ferrari.
Ferrari / Dino 206 Competizione (1967)

Pour Fiat, Pininfarina dessine de nombreux modèles dès la fin des années 60: les Fiat 124 (Sport Spider) puis 125 en 1966-67 et la Fiat 130 en 1969.
Fiat 124 Sport Spider (1969)
Fiat 125
Fiat 130 coupé
La ligne de la Fiat Abarth 2000, dessinée en 1969, s'inscrit dans la même mouvance futuriste que la Ferrari Modulo.
Fiat Abarth 2000 (1969)

Les Fiat 1500, 1600 et 1600S (1962-66), sont en fait des copies des Peugeot 404 coupé et cabriolet (voir plus bas).

La Lancia Gamma, lancée en 1975, est en fait dérivée d'un vieux projet dessiné pour  1975-84 dérivée d'un ancien projet du designer pour la marque britannique BMC, la 1800 Berlina Aerodinamica, présentée au au salon de Turin en 1967. La BMC a également inspirée les Citroën GS et CX.
La Lancia Beta (1975) est revue et corrigée par Pininfarina pour la version Montecarlo (sur la base de la Fiat Abarth 030).
Lancia Beta Montecarlo Spider (1976)
Lancia Gamma Berlina (1976)
L'Alfa Romeo Spider, dont la forme a valu le surnom d' « os de seiche » et qui sera déclinée pendant de longues années, est le dernier projet sur lequel a travaillé le "père fondateur" Battista "Pinin" Farina.
Alfa Romeo Spider (1966-68)
 En 1968 sort l'Alfa Romeo P33, un roadster plus futuriste dans le style de la Ferrari P6.
Alfa Romeo P33

Pininfarina s'exporte: Peugeot, Rolls-Royce, Jaguar

Quand Pininfarina traverse les Alpes, c'est pour s'allier avec Peugeot. La firme italienne dessine  pour la marque au Lion, les versions coupé et cabriolet de la Peugeot 404, puis réitèrera l'expérience avec la Peugeot 504 (Coupé et cabriolet).
En 1976, Peugeot présente pour le salon de Turin, le concept car Peugette, une petite voiture de sport économique pour les jeunes.
Peugeot 404 Cabriolet (1965)
Peugeot 504 coupé / cabriolet (1970)
Peugeot Peugette

Les britanniques ont eux aussi les faveurs du designer italien, avec la  Rolls-Royce Camargue en 1975 et la Jaguar XJ6.
Jaguar XJ6 (1974)
Rolls-Royce Camargue


lundi 2 juillet 2012

Le playboy du mois n°7: Claude François


Claude François (1er février 1939, Ismaïlia, Égypte - 11 mars 1978, Paris)

Plus qu'un des chanteurs français les plus populaires des années 60 et 70, "Cloclo" est un symbole de la France de cette époque. Ses chansons, costumes et pas de danse ont marqué toute une génération.

La musique avant tout

Elevé dans un milieu aisé en Egypte où il apprend et le violon et traine à Radio Le Caire pour écouter les nouveautés musicales, Claude débarque à Monaco puis à Nice lorsque sa famille est expulsée (suite à la nationalisation du canal de Suez).
Il apprend le piano, le violon et les percussions et se fait embaucher dans un orchestre comme joueur de bongos puis comme batteur dans un groupe de jazz. Claude François désobéit à son père qui le pousse vers des études de comptable, et monte à Paris. La capitale est alors en plein boom du twist, des yéyés et de Salut les copains.
Claude et son groupe, Les Gamblers, enchainent les auditions. Le premier single en solo de "Kôkô", Nabout twist, est un échec. Mais en 1962, Belles belles belles, adaptation d'un titre des Everly Brothers, lance enfin sa carrière: radio, télévisions, Scopitone, Olympia, tournée avec les Chaussettes Noires... Produit par Paul Lederman, il enchaine à une vitesse fulgurante les succès tout au long des années 60.

Cloclo et ses Clodettes

En 1966, Claude François s'inspire du groupe "Ike and Tina Turner and The Ikettes" et créée les "Clodettes", ses Ikettes à lui. Claude lui-même dessines les tenues de ses danseuses très sexy (du jamais vu à la TV). Il introduira aussi la 1ère danseuse noire à la TV française. Chaque Clodette possède son propre style couleurs des tenues différentes, coiffure, couleur de peau...
Les chorégraphies sont inspirées des pas des danseuses vues à la TV américaine, que Claude, excellent danseur, pouvait étudier sur des bandes vidéos envoyées des Etats-Unis, grâce à un des premiers magnétoscopes individuels importés en France. Une Clodette devait connaître parfaitement jusqu'à 31 chorégraphies et environ 30 Claudettes se succèderont entre 1966 et 1978.

Les années 70: le succès à 200 à l'heure

Claude vit à fond, enchainant radio, télé, galas, ... Il fait un important malaise pendant un concert à Marseille en 1970 et part se reposer aux îles Canaries.
  • 1972 Il revient avec un son plus soul avec C'est la même chanson enregistré dans les studios de la Motown à Detroit, aux USA.
  • Un an plus tard, un show télévisé lui est consacré (en collaboration avec Dalida), l'émission Top à... de Maritie et Gilbert Carpentier.
  • 1975 Le Téléphone pleure se vend à plus de 2,5 millions d'exemplaires et Claude se permet de donner des concerts grandioses au profit d'associations caritatives: 20 à 30.000 spectateurs survoltés, 10 minutes de hurlements frénétiques, des débordements de ses admiratrices, feu d'artifice digne du 14 juillet et une pluie de confettis et de ballons à l'effigie du chanteur! Il s'offre même un duo avec le Président Valéry Giscard d'Estaing à l'Elysée pour le Noël des enfants!
  • 1976 Cette année-là et une nouvelle émission de télévision: La bande à Cloclo, avec tous ses amis chanteurs et comédiens.
  • 1977 Il touche le jackpot après s'être aperçu que les droits pour les adaptations de My Way avaient mal été calculés.


Le Hugh Hefner français

En véritable chef d'entreprise Claude étend son empire dans tous les domaines:
  • En 1967, Claude François fonde sa propre maison de disques, Flèche.
  • Il reprend en 1972 le journal Podium, qui devient en 1975 Podium devient « le magazine n° 1 des jeunes » devant le célèbre Salut les copains.
  • Avec les revenus de ses tubes, Claude investit dans une agence de mannequins, Girls Models.
  • Comme Hugh Hefner avec Playboy ou Bob Guccione avec Penthouse, Claude veut se lancer dans le magazine masculin et rachète une revue de charme, Absolu, en 1974. Fortement attiré par les jeunes filles, il fait lui-même les clichés érotiques, sous le pseudonyme de François Dumoulin.
  • Il présente en 1976 son eau de parfum, Eau noire, lors d'un cocktail grandiose à l'américaine, auquel sont conviés quelque 400 invités.
Condamné pour fraude fiscale, Claude devra revendre Absolu et Girls Models pour payer l'amende et les arriérés d'impôts.

Claude et ses femmes

  • Janet Woollacott. A son arrivée à Paris, Claude rencontre Janet, danseuse anglaise qu'il épouse en 1960. Elle le quitte 2 ans plus tard pour aller vivre avec Gilbert Bécaud.
  • France Gall. Claude sort avec la nouvelle idole des jeunes, alors qu'il est encore marié, et que France est mineure! Il la quitte en 1965, le soir où elle remporte l'Eurovision, et aurait écrit Comme d'habitude suite à cette rupture.
  • Annie Philippe. Ils ont une courte histoire ensemble après s'être rencontrés en tournée, mais Annie refuse la proposition de mariage de Claude.
  • Isabelle Forêt. Ils ont 2 enfants ensemble: Claude François junior, surnommé Coco et Marc François (il cache l'existence de Marc au public). Isabelle, mannequin avant de rencontrer Claude, sera sa compagne de 1967 à 1972. Elle s'occupe des enfants et de la propriété du moulin de Dannemois tandis que Claude multiplie les conquêtes d’un soir pendant ses galas en province.
  • Sofia Kiukkonen. Claude vit une belle idylle pendant 4 ans avec la belle finlandaise.
  • Kathalyn Jones. La mannequin américain rencontre Claude dans l'avion au retour d'un voyage du chanteur aux États-Unis. Il se montre ensemble en public lors de la soirée de présentation de son parfum Eau Noire et Claude la présente officiellement en 1977 lors d'une émission télévisée avec Michel Sardou. Elle sera sa dernière compagne 

    Le style "Cloclo"

    Petit et plutôt chétif, Cloclo ne se trouve pas très beau mais cultive son image avec des costumes et une coiffure toujours impeccables. Dans les années 70, il est au fait des tendances et adopte très vite les costumes disco à paillettes, cols pelles à tarte et pantalons à pattes d'éph'.
    A la ville, Claude, toujours très habillé, fait très attention à son apparence : chemise ou polo, chaussures vernies, brushing parfait, lunettes de soleil "aviateur" et surtout voitures de sport rutilantes (dont il rafole).

    Au mariage de Sheila et Ringo

    Adieu Claude et ses paillettes

    1978
    Le 11 mars 1978, alors que Claude se prépare pour assister à l'enregistrement de l'émission Rendez-vous du dimanche, présentée par Michel Drucker, il meurt accidentellement dans sa salle de bain, à l'âge de 39 ans.
    Hasard du calendrier, le 15 mars, le single Alexandrie Alexandra sort en 45 tours chez les disquaires, le jour même des obsèques de Claude François.


    La mort de Claude marque la fin du disco, des paillettes, et d'une carrière fulgurante ou il aura occuper le devant de toutes les scènes pendant 16 ans: 
    • plus de 350 chansons enregistrées (plus une centaine en langues étrangères),
    • plusieurs millions de disques et d'albums vendus
      1.188 fois prestations sur scène
      313 apparitions à à la télévision 
    • 219 couverture de magazines (de son vivant)